Épidémie d’hépatite A en Loire-Atlantique : vigilance renforcée et rappel des recommandations
Situation sanitaire signalée en Loire-Atlantique depuis avril 2025
- La Loire-Atlantique connaît une épidémie d’hépatite aiguë A persistante depuis avril 2025, principalement dans la métropole nantaise.
- Plus de 250 personnes ont été touchées, hors personnes de retour de zone à risque.
- La circulation virale reste active, avec une reprise récente de hausse des cas malgré une baisse après le pic d’août 2025.
Situation épidémiologique
Le ministère chargé de la Santé appelle les professionnels de santé à demeurer vigilants face à tout patient présentant des symptômes compatibles avec une hépatite A, même sans notion d’exposition évidente. La persistance de l’épidémie ne permet pas à ce stade de considérer la situation comme terminée.
- Épidémie persistante malgré une baisse après le pic observé en août 2025.
- Circulation virale toujours confirmée, notamment par la surveillance des eaux usées.
- Populations précaires particulièrement touchées, avec une faible adhésion à la vaccination.
Ce qu’il faut repérer en pratique
L’hépatite A peut passer inaperçue, notamment chez l’enfant. Elle peut aussi se manifester par une fièvre, des douleurs abdominales, des nausées, une perte d’appétit, une asthénie ou un ictère. En cas de suspicion, il est recommandé de demander une sérologie et un bilan hépatique.
Impacts pratiques à l’officine
- Être attentif aux patients présentant des symptômes compatibles, même sans exposition évidente rapportée.
- Orienter rapidement vers une prise en charge médicale en cas de suspicion.
- Rappeler que l’hépatite A est une maladie à signalement obligatoire.
- Vérifier le statut vaccinal des patients répondant aux recommandations de vaccination contre l’hépatite A.
- Informer les contacts identifiés par l’ARS de la possibilité d’une gratuité du vaccin dans le cadre de la convention avec l’URPS pharmaciens.
- Renforcer les messages sur les mesures d’hygiène, en particulier le lavage des mains à l’eau et au savon.
- Jeunes accueillis dans les établissements et services pour l’enfance et la jeunesse handicapée.
- Personnes atteintes de mucoviscidose.
- Personnes atteintes de maladies du foie pouvant devenir chroniques.
- Enfants à partir de 1 an nés de familles dont au moins un membre est originaire d’un pays de forte endémie et susceptibles d’y séjourner.
- Hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes.
En Loire-Atlantique, l’épidémie d’hépatite A reste active. À l’officine, la priorité est de renforcer la vigilance devant des symptômes évocateurs, de promouvoir la vaccination des patients concernés et de rappeler systématiquement les mesures d’hygiène pour limiter la transmission.

